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J’ai passé l’année 1976 à attendre le facteur tous les matins, et si j’avais école, je me précipitais sur la boite aux lettres en rentrant... J’attendais le n° 38 de La hulotte. La hulotte… le journal le plus lu dans les terriers ! Il me semblait bien en effet… que j’habitais dans un terrier ! Peut-être celui d’un Renard ou d’une Marmotte… En début d’année, j’avais reçu le n° 36/37 consacré à l’Écureuil roux. Ce fût une révélation. Ce petit journal abordait avec passion la connaissance de la faune et de la flore dans une magnifique vulgarisation pleine d’humour, se référant à de réelles études scientifiques et dans une dimension artistique certaine. Les dessins à l’encre noire patiemment réalisés étaient bougrement vivants. Au fil des mois, une colossale frustration m’envahie… toujours pas de n°38 ! Désespéré, mais soutenu par les miens, j’adresse enfin un courrier au réalisateur de la revue. Avec la maladroite écriture manuscrite d’un garçon de 10 ans je revendiquais mon abonnement pour 6 numéros, alors qu’un seul était pour le moment arrivé… que les mois défilaient sans que je puisse me plonger dans un récit narrant les us et coutumes d’une petite bête sauvage, bourré d’informations palpitantes, un brin satyrique et avec une belle dose de contemplatif… bref la tante hulotte ne m’avait-elle pas un peu oublié ?
J’ai ainsi fait la connaissance de Michel Déom par retour postal du courrier. Une lettre très « chouette » où celui-ci m’expliquait son travail… il réalisait la revue tout seul de A à Z ! J’ai repris confiance et rapidement… le n°38 est arrivé !! Ce numéro racontait l’histoire du Coucou gris… un oiseau parasite ! Je me souviens surtout du colis contenant tous les numéros que je n’avais pas eu ! 28 numéros d’un coup ! De quoi lire le soir jusqu’à m’endormir avec, dans la tête, la vie des abeilles, les problèmes du Renard roux et du virus de la rage, le chant de l’Effraie des clochers… Puis, au fil des années, toujours au compte-goutte, les histoires les plus extraordinaires se sont succédées sur le papier un peu épais, format 22x15 cm illustré de dessins noirs et blancs : L’histoire des populations du Faucon pèlerin, la lutte des mustélidés, du Chat sauvage et des rapaces pour être un peu mieux considérés par l’Homme, les étonnantes histoires du Gui, du Crapaud Alyte, de la Pholcus…
Ainsi, pouvoir lire La hulotte demandait des efforts de patience, afin que tous les délicats ingrédients de sa méticuleuse fabrication soient réunis : pertinence et actualité des sujets, sources scientifiques, puis dans sa forme : humour du texte (ah les caricatures des misérables chasseurs, enfermés dans leurs croyances… trop drôles !!), réalisation des bandes dessinées, des dessins à l’encre de chine… être patient pour se nourrir d’une belle qualité… voilà qui allait à contre-courant d’un monde « hyper-speed » où il s’agissait déjà de consommer de la bidouille en plastoc et de trop fades représentations paradisiaques de la nature !
De lire les déambulations d’Adrien Défossé, le petit journaliste qui enquête pour le journal La hulotte, le réalisateur m’a permis d’entretenir un lien quotidien avec la fantastique nature commune, celle de nos forêts, de nos marais, de nos pâtures, de nos jardins et même de nos rues… J’évolue maintenant dans un monde, de fait, naturel et je suis en constante interaction avec toute la nature, les éléments, la flore, la faune… car j’en fais intégralement partie en tant qu’individu ! Mais ma citoyenneté voudrait que toute la société soit partie intégrante de la nature ! J’aimerais qu’un naturaliste soit mis au cœur de tous les projets… de toutes les actions… de l’agriculture à l’architecture en passant par les loisirs et qu’il en découle une culture différente (représenter l’animal différemment). Juste histoire de limiter les dégâts. Cohabiter, respecter, se projeter avec la nature sans subir les lois qui commencent juste à lui donner des droits. Contrairement à ce que j’ai pu lire dans le Petit-bleu d’Agen du 21 mars 2018, dans lequel il est signifié que les mesures compensatoires mises en place pour le chantier de la Technopole Agen Garonne étaient d’emblée… négatives ! C’est un minimum sans doute que de considérer la faune et la flore sans trouver cela déplacé ou ridicule. Quelle génération comprendra que la nature ne peut pas nous appartenir ? Qu’elle est notre passé, notre présent… et notre avenir.
Dans le travail de sensibilisation de la hulotte, avec des enfants comme lecteurs, j’estimais pertinent le fait de faire parler les animaux… Nous sommes à la délicate frontière entre l’animal humain et l’animal animal, mais les drôles de répliques qui commentent les apports scientifique, donnent à l’animal non pas des traits humains mais redéfinissent doucement l’animal : Au-delà d’appartenir à la course (folle) de l’évolution du vivant, il est suggéré ainsi que toutes les plantes, pas seulement les géraniums du balcon et les haies de thuyas du jardin, et tous les animaux, pas seulement nos sacrés chiens et chats, donc toutes les plantes et tous les animaux sauvages sont aussi des êtres sensibles, communiquant, avec l’envie de vivre et d’être considéré, sachant jouir de la vie plus que la subir (connaissant la souffrance), adaptant leurs parcours de vie, établissant des populations…
« Mieux vaut être aveugle que voir ça… » dit une Taupe d’Europe (Talpa europaea) à sa copine devant l’arsenal lugubre que possède le jardinier pour éradiquer les petits insectivores de son jardin (La hulotte n°68/69 – La Taupe)
Enfin, donner la parole aux exclus comme les « nuisibles », aux « symboles des mauvais esprits », aux araignées… voilà qui fait du bien !
J’ai sur mon bureau le n°106 de La hulotte. Je consulte toujours le petit journal. A propos d’araignées… quelle est donc cette espèce qui a construit sa toile dans mon jardin, juste là où je mets mon linge à sécher ?
Une Épeire à quatre points (Araneus quadratus) – Maison Demilune – 47 Agen – 04/10/2017 – Photographie : N.Pinczon.La hulotte n°74 – Le petit guide des araignées à toiles géométriques, 2ième partie – Texte et dessin de Pierre Déom.
A consulter sans modération :
www.lahulotte.fr
www.fcpn.orgCréée en 2015, l’association LOCUSTA se consacre à la connaissance des espèces et des populations de Sauterelles, Grillons et Criquets dans l’ancienne Aquitaine.
Afin de mieux connaître la faune ou la flore, il est souvent nécessaire de se spécialiser plus ou moins et il est plutôt impératif d’échanger avec les autres. La maîtrise des connaissances est conséquente (critères d’identification, écologie, histoire des populations…), la prospection sur le terrain, la saisie et l’analyse des données sont particulièrement chronophages et il est bon d’avoir une vue d’ensemble de ce qui se passe sur un territoire… Avec ce fonctionnement, certains groupes sont relativement assez bien connus : les oiseaux, les poissons notamment, bien qu’il y ai beaucoup de sujets encore à étudier avec eux. Mais la plupart des groupes mériteraient que davantage de naturalistes se consacrent à leurs suivis : certains mammifères (les micromammifères…), les reptiles et les amphibiens… et pas mal d’ordres d’insectes ainsi que les araignées, puis la prospection de certaines zones en botanique... Pour les insectes, en Aquitaine, les rhopalocères (Papillons diurnes) et les odonates (Libellules) sont assez bien suivis (il y a des atlas de répartition en cours de constitution) mais que dire des coléoptères (Scarabées…), des hétérocères (Papillons de nuit), des diptères (Mouches), des hyménoptères (Guêpes, Fourmis…)…etc, etc, etc Enfin, les personnes qui suivent de près les mollusques, les myriapodes, les mousses et les lichens… sont rarissimes ! Comparé à d’autres territoires beaucoup plus avancés, l’ancienne Aquitaine a un net retard sur la connaissance des espèces d’orthoptères. Ceux-ci occupent des habitats très variés. L’association LOCUSTA propose de constituer une banque de données pour ces espèces, d’analyser l’état des populations et des habitats, de créer des rencontres entre entomologistes, de former des personnes à déterminer les espèces…
L’association a mis en place un blog = https://locustaorthopteresaquitaine.blogspot.fr
En Lot-et-Garonne actuellement 72 espèces d’orthoptères sont représentées. La connaissance des espèces présentes sur ce département est très récente : avant 2014 seules 27 espèces y étaient référencées dans les publications !
Un ouvrage de vulgarisation : le Guide des sauterelles, grillons et criquets d’Europe occidentale – Heiko Bellmann, Gérard Luquet – éditions Delachaux et niestlé, en 2009 mentionnait le Grillon champêtre (Gryllus campestris) comme curieusement non signalé en Lot-et-Garonne ! Ce n’était qu’un manque de naturaliste sur la zone évidemment !
Grillon champêtre (Gryllus campestris), RNN de l’étang de la Mazière, Villeton (47), 06 juin 2013, photographie : Nicolas Pinczon-du-SelBibliographie : Duhazé Benoit, Bonifait Sylvain, Contribution à la connaissance des orthoptères d’Aquitaine : nouvelles données et considération écologiques (Ensifera et caelifera) – Matériaux orthoptériques et entomocénotiques, 2014, 19 :81-97
La Belle-Dame (Vanessa cardui), Gandaille (47), 27 mai 2015 - photographie Nicolas Pinczon-du-Sel.
C’est l’histoire d’un papillon que vous pouvez observer dès le mois de mai, au bout du champ… là… sur quelques fleurs !
Juste pour vous dire qu’il vient de loin, de très loin… du Maghreb, d’Espagne, du sud de la France et qu’il remonte doucement vers le Nord avec les beaux jours.
Des individus traversent donc la mer Méditerranée !!
Incroyable ! Non ? Et ce n’est pas le seul papillon migrateur que l’on observe dans le Sud-Ouest… ça impressionne ! Si fragiles et si ambitieux !! comme quoi...
REPTILES : Tous les serpents sont protégés par la loi !!
jeudi 3 mai 2018, par Nicolas Pinczon Du Sel
Il y a encore des gens que cela étonne ?
Depuis le 19 novembre 2007, la loi Française protège tous les reptiles et les amphibiens sur son territoire. Il est interdit de les tuer, de les attraper, de les détenir en captivité, de détruire leurs œufs, de détruire ou de dégrader les sites de reproduction ou de repos de ces animaux (habitats)… c.F https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000017876248
J’ai encore rencontré, en 2011, dans le Lot-et-Garonne une personne qui se « débarrassait » des couleuvres qui arpentaient la haie de son jardin… en affirmant que cela faisait …sale ! Il rajoutait même que cela était une obligation citoyenne de nettoyer les parcelles des ronces et des serpents !! J’ai donc compté 2 longs cadavres qui séchaient sur le mur. Je n’avais pas vu cela depuis mon enfance où, au début des années 1970, un de mes oncles, lui aussi, frappait à grand coup de bâton les malheureuses couleuvres qui traversaient le chemin, puis, il exhibait les monstres sanguinolents… il voulait protéger les enfants…
Les mauvaises idées sont tenaces !! A moins que l’information ne soit un peu trop molle ? Nul n’est censé ignorer la loi. Mais, la « com » peut aussi être sympathique et très utile pour lutter contre l’ignorance ! Ignorance de la loi et de la nature. Mais quelle collectivité territoriale osera afficher, tous les printemps, sur les 4 par 3 le long des routes : Tous les serpents sont protégés par la loi ? Afin de sensibiliser tous ceux qui défrichent, à cette époque de l’année, du devoir de respecter ces espèces ? Sans parler des dégâts que font les chiens et les chats sur les serpents et les lézards. Campagne d’information qui pourrait être suivi de sensibilisation aux reptiles venimeux ou non. En Lot-et-Garonne, nous avons la chance de cohabiter avec 5 espèces de couleuvres et 1 espèce de vipère. Les couleuvres sont les plus régulièrement observées ! Ce sont bien elles qui arpentent la haie du jardin… elles sont totalement inoffensives et ont bien le droit de vivre elle aussi. On notera la très rare Couleuvre d’Esculape (Zamenis longissimus) puis les plus régulières Couleuvre à collier (Natrix natrix helvetica), Couleuvre vipérine (Natrix maura), Coronelle girondine (Coronella girondica)… et comme ci-dessous la Couleuvre verte-et-jaune (Hierophis viridiflavus), septembre 2016, Montayral (47), Photographie : N.PINCZONQuant à la Vipère aspic (Vipera aspis) qui injecte du venin si elle mord, il faut savoir qu’elle reste extrêmement localisée dans le Lot-et-Garonne. Peut-être sur les pentes de quelques Pech du côté du Quercy, ou dans les clairières à la limite de la Dordogne… parfois dans les habitats ouverts, type lande (à fougères et à bruyères) permanente du plateau Landais… mais la monoculture du Pin maritime est maintenant omniprésente et ne permet pas vraiment à ces populations de se maintenir… et je peux vous dire qu’elle a très peur de vous… qu’elle fuit et se cache autant qu’elle le peut ! Combien de cas de morsure ? Franchement, cela doit être vraiment rare ! Notons que le département du Lot-et-Garonne est une zone frontière assez distincte pour les 2 morphes de la Vipère aspic, au nord-est ( Périgord, Quercy) se trouve Vipera aspis aspis, et au sud-ouest (plateau landais) c’est Vipera aspis zinnikeri qui occupe les habitats favorables.
Enfin, en respectant les reptiles (et la loi), comment ne pas rendre un hommage à notre célèbre naturaliste agenais, le comte Bernard-Germain de Lacépède ? Passionné par les Sciences Naturelles, cet homme, ami du naturaliste parisien le Comte de Buffon, a notamment décrit de manière scientifique pour la première fois en 1789 à Agen, la Couleuvre vert-et-jaune (Hierophis viridiflavus, Lacepède, 1789). Et bien !, notre ancêtre local la contemple patiemment et nous, nous en avons encore peur ? J’avoue que j’adore chercher cette espèce lorsqu’elle glisse entre les herbes de l’été comme sur la photo ci-dessus. Et, de passage à la bibliothèque d’Agen, j’ose un selfie avec Monsieur le Comte !!Bibliographie : Berroneau M.2014 - Atlas des Amphibiens et des Reptiles d’Aquitaine - éd C.Nature, Association Cistude Nature, Le Haillan, France
Oiseaux : Jonathan FRANZEN, Romancier... et ornithologue ! !
jeudi 26 avril 2018, par Nicolas Pinczon Du Sel
« Regardez-les. Leur altérité radicale fait partie intégrante de leur beauté. Ils sont toujours parmi nous, mais ils ne sont pas des nôtres. Ce sont les animaux d’un autre monde, qui ont su s’adapter, évoluer, et leur indifférence à notre égard doit nous rappeler que nous sommes pas le centre du monde. Les histoires que l’on raconte à propos du passé et que l’on imagine pour le futur sont des constructions mentales dont les oiseaux n’ont guère besoin : ils sont entièrement dans le présent. Et en ce moment même si nos pesticides tuent des milliards d’oiseaux chaque année, même si certaines espèces se sont éteintes à jamais, leur monde est toujours bien vivant. A chaque coin du monde, dans les nids, aussi petits que des noix ou aussi grands que des meules de foin, des oisillons brisent leurs coquilles et viennent à la lumière. »
Jonathan FRANZEN – Extrait : Le grand entretien – Propos recueillis par François BUSNEL – Revue AMERICA N° 05/16 – Printemps 2018
Photographie : Rougequeue noir (Phoenicurus ochruros), mâle, Estillac 47, Novembre 2017. Nicolas PINCZON DU SEL
C’est le printemps et les oiseaux chantent dans mon jardin, à quelques centaines de mètres de la Garonne… Bien sûr, il y a la douce mélodie du Merle noir (Turdus merula), flûtée et paisible… il y a le « titu, titu titu » rythmé de la Mésange charbonnière (Parus major)… il y a le « coucou coû » monotone de la Tourterelle turque (Streptopelia dacaocto)… mais dès le mois d’avril, il y a de façon assez commune, dans les ronces et les sureaux noirs quelques notes flûtées explosives qu’il est impossible de ne pas entendre !! Cette strophe se compose de deux motifs : D’abord un babil d’introduction assez discret comme si l’oiseau cherchait sa voix, et puis brusquement… quelques notes sonores qui éclatent ! A vous de prêter l’oreille pour identifier le chant de la Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), un oiseau très commun mais plutôt méconnu. Photographie ci-jointe de Josef Lubomir Hlasek. Son de Peter Boesman (xeno-canto.org).
Eurasian Blackcap (Sylvia atricapilla)Peter Boesman/xeno-cantoVautour percnoptère (Neophron percnopterus), Lot-et-Garonne, Mars 2018, Photographie : Michel Bergalasse.
Une observation ornithologique assez originale a eu lieu vers Nérac le 1ier mars 2018. Michel Bergalasse a pu observer et photographier cet oiseau étonnant. Il s’agit d’un Vautour percnoptère (Neophron percnopterus) adulte. C’est un rapace charognard migrateur qui passe l’hiver en Afrique (au Sud du Sahara) et rejoint dès le mois de février ou de mars ses zones de nidification plus nordiques comme l’Afrique du nord, le sud de l’Italie, l’Espagne et la France. En France, l’habitat qu’utilise l’espèce lors de la nidification, se situe dans des zones plus ou moins montagneuses où le pastoralisme est bien présent, pour l’alimentation, mais également où des zones rupestres (falaises rocheuses) permettent l’installation d’une aire de nidification. L’espèce se nourrit de cadavres, de divers déchets (parfois dans les décharges) et est également coprophage ! (Un authentique nettoyeur donc !! il n’y a pas de sot métier !!) Certaines populations en Afrique utilisent des cailloux pour casser les énormes œufs des Autruches (Struthionidés).En France, on l’aura compris, de telles zones de nidification qui conviennent à l’espèce existent dans les Pyrénées, mais également dans les zones méditerranéennes du sud du Massif Central jusqu’aux Alpes. Cette observation de Vautour percnoptère est vraiment occasionnelle en Lot-et-Garonne mais, en même temps elle peut s’expliquer : Avec les fortes chutes de neige récentes qu’il y avait eu sur les Pyrénées et le Pays-Basque à cette période-là, l’oiseau tout juste de retour de migration a prospecté la plaine pour s’alimenter. Cela reste assez fréquent, mais cet individu a quand même été se balader assez loin, jusqu’à Nérac !! Mais bon… l’espèce a été observée en Alsace en mars 2007 et février 2008 !
Une autre particularité, observable sur cette photo, et qui a sauté aux yeux de tous ceux qui sont passionnés par l’étude de la nature… cet oiseau est bagué !! Affaire à suivre… Grâce au travail des bagueurs (qui sont souvent bénévoles) mais également grâce à ceux qui observent des oiseaux bagués ou récupèrent des bagues sur des cadavres, nous connaissons mieux l’état de nos populations et l’écologie des oiseaux sauvages. D’ailleurs, pour participer, si vous trouvez/observez un oiseau (mort ou vivant) bagué il faut en informer le Centre de Recherche sur la Biologie des Population d’Oiseaux (CRBPO) – Museum National d’Histoire Naturelle – Paris, lien : http://crbpo.mnhn.fr/spip.php?rubrique4.
Le Vautour percnoptère bénéficie actuellement d’un plan national, c.f le lien : http://rapaces.lpo.fr/vautour-percnoptere/plan-national-actions. En ce qui concerne notre Percnoptère n°M7C, ici présent, nous allons attendre d’avoir un retour d’information sur son parcours et j’espère que dès la fin de l’année 2018 nous saurons tout de lui (notamment où il a niché depuis plusieurs années, combien il a eu de jeunes…). Il faut savoir que le vautour percnoptère est une espèce dont les populations françaises sont vraiment très fragiles et même en déclin dans le Sud-Est notamment. Avec plus ou moins 80 couples nicheurs/an sur le territoire national, l’espèce a de plus en plus de mal à stabiliser ses effectifs du fait d’une moindre disponibilité des ressources trophiques, du dérangement, de la mortalité due au poison et aux lignes électriques… (Source : Revue ORNITHOS, Oiseaux nicheurs rares et menacés en France, n°18-3, n° 21-6 & n°23-2, auteurs : E.Kobierzycki, P.Orabi, M.Gallardo, C.Ponchon…).
A propos de l’auteur
Animé très jeune par l’observation des animaux, je concrétise ma passion en arpentant les forêts, montagnes, rivages et autres marécages, les jumelles au cou, le carnet de notes en main, un guide d’identification toujours ouvert… à 22 ans je passe plus d’une année dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises pour étudier les Pétrels, les Prions, les Albatros, les Manchots...
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